Pocahontas : L'air Du Vent
(1995)
[Pocahontas] Pour toi, je suis l'ignorante sauvage.
Tu me parles de ma différence.
Je crois sans malveillance.
Mais si dans ton langage,
Tu emploies le mot sauvage,
C'est que tes yeux sont remplis de nuages ... de nuages ...
Tu crois que la terre t'appartient toute entière.
Pour toi, ce n'est qu'un tapis de poussières !
Moi, je sais que la pierre, l'oiseau et les fleurs,
Ont une vie, ont un esprit et un coeur.
Pour toi, l'étranger ne porte le nom d'Homme,
Que s'il te ressemble et pense à ta façon.
Mais en marchant dans ses pas, tu te questionnes,
Es-tu sûr, au fond de toi, d'avoir raison ?
Comprends-tu le chant d'espoir du loup qui meurt d'amour,
Les pleurs du chat sauvage, au petit jour ?
Entends-tu chanter les esprits de la montagne ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
Peux-tu peindre en mille couleurs l'air du vent ?
Courons dans les forêts d'or et de lumière,
Partageons-nous les fruits mûrs de la vie.
La terre nous offre ses trésors, ses mystères.
Le bonheur, ici-bas, n'a pas de prix !
Je suis fille des torrents, soeur des rivières.
La loutre et le héron sont mes amis.
Et nous tournons tous ensemble, au fil des jours,
Dans un cercle, une ronde à l'infini !
Là-haut, le sycomore dort,
Comme l'aigle royal, il trône impérial !
Les créatures de la nature ont besoin d'air pur
Et qu'importe la couleur de leur peau.
Chantons tous en choeur les chansons de la montagne,
En rêvant de pouvoir peindre l'air du vent ...
Mais la terre n'est que poussières, tant que l'Homme ignore comment
Il peut peindre en mille couleurs l'air du vent ...